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                                                                      Être Assis dans la chaire de Moise
 

ETRE ASSIS DANS LA CHAIRE DE MOISE

Dimanche 11 mai 1975, je pris part à une conférence en Belgique. Alors qu’un frère parlait, et qu’il citait à tout instant des portions des prédications de frère Branham, l’Esprit du Seigneur vint soudainement sur moi et me remit en mémoire cette Parole des Ecritures “Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse”. Je vis alors clairement que, de nos jours, la même chose se reproduit, en ceci que l’on se réclame du prophète envoyé par Dieu.

Il nous est dit des scribes qu’ils s’étaient assis dans la chaire de Moïse (Mat. 23.2). C’est-à-dire qu’en se référant à lui, ils revendiquaient pour eux-mêmes une certaine autorité. Mais le Seigneur leur dit: “Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition” (Marc 7.9). Manquant de l’Esprit de Dieu, ils possédaient seulement la lettre de la Parole de Dieu, mais non Sa révélation. Ils faisaient de cette lettre une science, sans réaliser que tous ceux qui voulaient véritablement comprendre ce qu’avait dit Moïse, ainsi que les prophètes, devaient nécessairement se tenir sur le même fondement de la révélation divine. La Parole que l’Esprit a donnée ne peut pas être interprétée par l’intelligence; Elle doit être transfigurée, et Sa signification doit être révélée par le même Saint-Esprit qui L’a inspirée.

Dieu Lui-même dit de Moïse: “Il n’a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse, que l’Eternel connaissait face à face” (Deut. 43.10). Moïse a dit, en rapport avec Christ: “L’Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!” (Deut. 18.15; Act. 3.22).

Moïse fut un prophète important dans l’histoire du salut. C’est lui que le Seigneur avait destiné à conduire les enfants d’Israël hors de l’Egypte, et c’est par lui qu’Il leur donna les commandements et la loi. Pour les Juifs, Moïse n’était pas un simple prophète, mais bien un prophète, tout particulier. C’est la raison pour laquelle les scribes se référaient si volontiers à lui. Cependant, à plusieurs reprises, le Seigneur Jésus, dans Matthieu 23, depuis le verset 13, appelle plusieurs fois les pharisiens et les scribes des hypocrites. Ils avaient enlevé la clef de la connaissance (Luc 11.52), car eux-mêmes n’étaient pas entrés, et ils ne laissaient pas non plus entrer ceux qui l’auraient voulu.

ETRE ASSIS DANS LA CHAIRE DE PIERRE

Dans toute l’histoire de l’Eglise du Nouveau Testament, nous rencontrons des situations semblables. Les prophètes et les apôtres avaient parlé en vertu d’un appel divin, sous l’inspiration directe du Saint-Esprit. Ce qu’ils ont prêché est infaillible, car Dieu Lui-même parlait au travers d’eux. Et à tout moment, l’on se réfère à ce qu’ont dit ces hommes de Dieu, sans pour autant que l’on ait une part à la proclamation, à la révélation et à la mission qui leur avaient été données en partage. L’église catholique romaine se réclame aujourd’hui encore de la déclaration faite par Jésus-Christ à Pierre: “Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux…”. On parle ouvertement d’être dans la chaire de Pierre, on parle de l’autorité et de la succession apostoliques, on parle de l’infaillibilité du Pape et de ses décrets, etc.

ETRE ASSIS DANS LA CHAIRE DE PAUL

Les églises protestantes se réclament plus particulièrement de Paul. La question est de savoir si, tout en faisant valoir cette prétention, elles ont aussi reçu une telle vocation et la compréhension spirituelle du plan de salut de Dieu? Il y a un grand abîme entre le ministère de Paul et les ministères de ceux qui se réfèrent à lui; quiconque connaît la Bible le sait très bien. C’est parce que le Seigneur Dieu était avec Paul d’une manière toute particulière que beaucoup se réclament de lui, mais sans avoir pour autant reçu de Dieu la même mission pour servir dans l’Eglise. Celui qui se réclame de Paul devrait également croire, enseigner, et pratiquer ce que croyait, enseignait et pratiquait cet apôtre.

ETRE ASSIS DANS LA CHAIRE DES PERES DE L’EGLISE

On connaît partout des personnalités éminentes de l’histoire de l’Eglise, et on s’y réfère. Les conciles, au cours desquels des décisions importantes furent prises, sont entrés dans l’histoire. Au temps de la Réformation parurent des hommes bien connus tels que Luther, Calvin, Zwingli, Huss, Schwengfeld, et d’autres encore. Et chaque fois que leurs pensées semblent s’adapter aux siennes, on se rapporte à de tels hommes. Il en est partout de même, que ce soit dans les églises indépendantes comme chez les Méthodistes, les Baptistes, dans l’Armée du salut ou dans d’autres dénominations, tous ont leurs grands hommes auxquels ils se réfèrent — et cela sans que les membres de ces dénominations soient prêts à comparer leurs traditions et les écrits qu’ils ont publiés avec les Saintes Ecritures. Au point de vue spirituel, on s’est arrêté, ne parlant que de ce que ces hommes avaient dit et fait dans le passé, et l’on a manqué de participer au progrès spirituel dans l’action de Dieu. Maintenant, l’Eglise de Jésus-Christ va être ramenée au christianisme original et à la pure doctrine biblique.

ETRE ASSIS DANS LA CHAIRE DE BRANHAM

Après un réveil, certaines choses se manifestent. Toujours à nouveau, cette évolution spirituelle est apparue au fur et à mesure, dès le début de l’Eglise du Nouveau Testament. Car il y a des hommes de Dieu qui reçurent directement du Seigneur une tâche à accomplir, et il y en eut d’autres qui agirent de leur propre initiative. Tous les serviteurs du Nouveau Testament ayant reçu leur ministère du Seigneur, savent ranger la parole prophétique à sa vraie place et, du commencement à la fin, en reconnaître l’accomplissement. Il est indispensable que tous ceux qui ont été saisis par le ministère béni de frère Branham puissent différencier cette double évolution, qui se manifeste à la suite de ce dernier réveil. Comme frère Branham lui-même le disait, de chaque réveil, il sort des jumeaux. L’un d’eux a des sentiments charnels, et l’autre est animé de sentiments spirituels. Les croyants de ce dernier groupe sont de vrais enfants de Dieu, et ils sont conduits dans toute la vérité par le Saint-Esprit. Les autres s’enthousiasment pour ce que Dieu a fait, mais ils ne s’y subordonnent pas, et ne deviennent ainsi pas participants de tout ce que Dieu fait. La prédication de la Parole apportée par frère Branham est sans aucun doute comparable à celle des apôtres et des prophètes. Son ministère n’a jamais été surpassé, et Dieu Lui-même a confirmé celui-ci par de puissants signes et miracles.

On peut le comparer, sans exagération, au ministère de Moïse. Sa vocation, son ministère, l’apparition de la gloire de Dieu dans la nuée et dans la colonne de feu, rendent témoignage de l’importance de la tâche qui lui a été confiée. Ceux qui ont assisté à ses réunions étaient amenés à penser au prophète Elie, que le Seigneur pouvait employer d’une manière toute particulière.

Nous sommes profondément reconnaissants pour le ministère béni du prophète du temps de la fin, mais nous devons veiller à disposer toutes choses selon la prédication entière des Saintes Ecritures. Car nous devons prendre garde à ce que ne se renouvelle pas, à notre sujet, ce qui est arrivé aux Juifs.

Si nous avons reçu la révélation de la Parole, et si nous pouvons ordonner correctement l’accomplissement des prophéties bibliques, c’est quelque chose de merveilleux! Cependant, il importe maintenant de savoir si nous-mêmes avons été saisis ou non par la Parole, et si nous nous trouvons placés d’une manière biblique dans l’ensemble de l’Eglise de Jésus-Christ, car il est écrit dans Ephésiens 2. 21,22: “En lui, tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit”.

Le Seigneur Jésus ne S’est pas seulement référé à Moïse, mais Il S’est également rapporté aux prophètes et aux psaumes. Il le fit afin de mettre en évidence l’accomplissement, pour ce temps-là, de l’ensemble de la Parole prophétique. Les scribes et les pharisiens, par contre, agissaient et enseignaient uniquement en rapport avec la personne de Moïse.

Bien qu’ils se réclamaient de Moïse comme de leur prophète particulier, et qu’ils se soient assis dans sa chaire, ils ne reconnurent l’accomplissement d’aucune des nombreuses prophéties. Ils n’avaient aucune part à ce que Dieu faisait en ce temps-là. Pour les disciples de Jésus, il en alla tout autrement. Luc 24.27 dit, au sujet du Seigneur Jésus: “Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait”. Il dit encore, au verset 44: “C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplit tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes”. Or, de notre temps également, l’enseignement des apôtres et des prophètes fut, dans son intégralité et sa substance, replacé sur le chandelier.

Cette classification de l’Ancien Testament en trois parties comprend l’ensemble de la révélation prophétique du plan de salut de Dieu, lequel trouve sa réalisation dans le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, nous trouvons de nouveau cette classification en trois parties: les Evangiles, les épîtres et la révélation. Pour garder l’équilibre dans la prédication, pour avoir une vue d’ensemble sur ce qui doit être prêché et cru, et pour connaître ce que Dieu accomplit, nous devons inclure dans notre prédication toutes les Saintes Ecritures.

Ceux qui, par la grâce de Dieu, avaient été établis comme apôtres, avaient dès le commencement inclus la Parole prophétique tout entière dans leur prédication, et ils l’avaient classée correctement, selon le développement de l’Eglise du Nouveau Testament. Ils ne se référaient pas uniquement à un seul homme, mais dans ce qu’ils prêchaient, ils avaient une vue d’ensemble du plan de salut de Dieu.

Marc commence son Evangile en citant aussitôt les paroles prophétiques d’Esaïe et de Malachie, lesquelles s’étaient accomplies au cours du ministère de Jean-Baptiste, qui était venu préparer la première venue de Christ. Que ce soit dans leurs prédications ou dans leurs épîtres, les apôtres ont toujours trouvé la parole prophétique qui convenait, et ils l’ont incorporée à l’Eglise du Nouveau Testament conformément à l’enseignement.

Cependant, déjà du temps de l’Eglise primitive, il y avait des hommes qui voulaient faire quelque chose dans le Royaume de Dieu, sans en avoir reçu la charge de Dieu. Habituellement, cette sorte de gens ont la conviction qu’ils comprennent tout, et qu’ils font tout bien mieux que ceux que le Seigneur a appelés à exercer un ministère déterminé.

Josué pouvait véritablement se rapporter à Moïse, car son ministère était la continuation de ce que Dieu avait commencé à faire par Moïse. Mais, qu’en était-il des Pharisiens et des scribes? Nous devons comprendre que, dans le Royaume de Dieu, chacun ne peut pas faire ce qu’il veut. Ce n’est pas notre plan qui doit être exécuté, mais bien le plan de Dieu. Dans l’Eglise de Jésus-Christ, il n’y a point de place pour les ouvriers clandestins. Ceux-ci viennent seulement pour attirer quelques personnes à eux, et puis, ils se rendent indépendants. Mais les membres du Corps de Christ respectent tous l’ordre biblique dans lequel est établie l’Eglise, et chacun trouve sa place dans le rassemblement des saints. Seuls, les vains discoureurs et les séducteurs ne peuvent se soumettre (Tite 1.10).

Au verset 11, Paul dit: “… auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu’on ne doit pas enseigner”. Il s’agit donc de personnes qui veulent obtenir un gain, parce qu’elles ne veulent pas travailler.

L’apôtre qui exalte l’amour d’une manière toute particulière dans 1 Corinthiens 13 est le même qui écrit cette sévère mise en garde. C’est parce que, lorsqu’on a reçu une vocation divine, il s’y rattache aussi une grande responsabilité. Depuis que frère Branham a été rappelé auprès du Seigneur, nous avons expérimenté comme jamais auparavant la progression de l’oeuvre de Dieu dans le monde entier. Dieu a Lui-même ouvert les portes, Il a frayé les chemins, et, comme au temps de Josué, Il a veillé à ce que Son peuple soit conduit plus en avant. Personne ne peut nier cela, c’est un fait divin.

Cependant, de même que dans le passé beaucoup se réclamaient de Moïse, de Paul, de Pierre ou d’hommes connus de l’histoire de l’Eglise, maintenant aussi, certains se réclament de frère Branham sans en avoir la compétence, et sans avoir reçu de Dieu une charge pour le service de l’Eglise de Jésus-Christ. Jacques 3.1 dit: “Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner…”. Ce sont des ouvriers déloyaux, qui ne peuvent pas trouver leur place dans l’Eglise, ni ne peuvent se subordonner. Paul les appelle de vains discoureurs, des trompeurs. Ils n’apportent pas publiquement leur doctrine, comme le firent Christ et les apôtres, et comme le fait chaque serviteur de Dieu; mais ils vont de maison en maison (2 Tim. 3). Ils se trouvent peu sûrs parmi les véritables croyants de l’Eglise de Jésus-Christ. Ils ont peur au milieu d’eux, parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas dans ce lieu, poursuivre leur trafic sans entrave, et que leur nature va être reconnue et exposée à la lumière. “… tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et … tu les as trouvés menteurs” (Apoc. 2.2).

Le lundi de Pentecôte de cette année, j’ai, avec quatre frères et soeurs, fait une expérience que je ne peux oublier. Nous voulions assister à une rencontre à Arolsen, en Allemagne, laquelle était organisée par H.H. Celui-ci, alors que je me trouvais dans le vestibule, voulut m’interdire d’entrer dans la salle. Lorsqu’il me vit, son visage se décomposa et changea de couleur, et, embrasé de colère, il s’écria: «C’est ignoble, que tu sois venu!» et il menaça d’annuler la réunion, si je pénétrais dans la salle. Je lui fis remarquer que, selon la loi, chacun a le droit de participer à une rencontre publique, et, tout simplement, j’entrai dans la salle.

Nous avons alors éprouvé ce que cela donnait, lorsque quelqu’un s’assied dans la chaire d’un prophète, et prétend ne dire que ce que celui-ci a dit. Dans le vestibule, j’avais été injurié, et, dans la salle, à cause de l’assistance, on me souhaita la bienvenue. Je me levai et voulus dire «S’il te plaît, veuille répéter ici à ces gens ce que tu m’as dit dans le vestibule!». Cependant, je me rassis sans rien dire, pour ne pas déranger l’assemblée.

Le même homme qui prétendait ne dire que ce que le prophète avait dit, fit cette déclaration devant la foule rassemblée: «Je traduirai, puis j’y ajouterai de ma moutarde». Par «sa moutarde», il voulait dire: sa propre interprétation et ses propres explications.

Cet homme, qui était excité par la colère avant la réunion, distribua même par la suite la Sainte Cène! Pour moi, le fait d’assister à tout cela était douloureux et inconcevable. Je ne pouvais que secouer la tête. L’unique consolation qui me restait était de savoir que, seul, un petit nombre de personnes se laissent prendre à de telles choses. Après quelque temps, la plupart ouvrent les yeux et retrouvent le bon chemin. Que le Seigneur, dans Sa fidélité, leur soit en aide.

Extrait de la lettre circulaire d’août 1975 de frère Ewald Frank                                                          2007/02/20

     
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